Une échelle fabriquée à partir d’un bout du mur qui sépare le Mexique et les États-Unis

l'échelle de Khaled
L’échelle de Khaled Jarrar. Extrait de la vidéo « Khaled’s ladder »

L’artiste palestinien Khaled Jarrar a été invité par le collectif d’artistes cultrunners pour une visite de la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Le résultat concret : une échelle fabriquée à partir d’un bout du mur qui sépare le pays des États-Unis.

L’échelle se trouve côté mexicain, juste au pied de cette barrière hautement militarisée, d’une longueur totale d’environ 1000km, occupant ainsi un tiers de la ligne frontalière. Depuis 1994 il y a eu environ 10 000 personnes qui sont mortes en essayant de traverser la frontière.

Malgré un budget de 13 Milliards de dollars alloué à la U.S. Border Patrol en 2016, ce sont environ 500 000 personnes par an qui continuent à entrer aux États-Unis illégalement. Dans le but de refouler les migrants, l’idée de construire une muraille militarisée à la frontière sud des États-Unis a de nombreux et illustres défenseurs, en dépit d’un coût prohibitif et d’une efficacité qui reste à démontrer.
Ainsi, le magnat de la construction Donald Trump, qui avant de se faire élire président des Etats-Unis a promis à ses électeurs de rallonger le mur et, chose incongrue, de faire payer les frais de construction par le Mexique. Depuis Trump a révisé son programme, et pense que le Mexique va payer « une partie des frais ».

second wall of america
Le projet « Second Wall of America » de Gautier Piechotta et Wu Di.

Depuis, une compétition internationale a eu lieu dans le but de re-conceptualiser le mur entre les USA et le Mexique. Deux étudiants de l’École Spéciale d’Architecture de Paris, Gautier Piechotta et Wu Di, ont gagné avec un concept joliment utopique de zone végétalisée : le mur serait reconverti en un gigantesque tuyau d’arrosage permettant de faire venir l’eau de l’océan, la désaliniser et ainsi lutter contre la désertification qui frappe la région.

erasing the border - une autre manière de surmonter le mur
Ana Teresa Fernandez – Erasing the border – Performance à Tijuan.

L’artiste mexicaine, Ana Teresa Fernandez a une autre approche : Dans des actions regroupées sous le nom de « Borrando la Frontera » – Effacer la Frontière -, elle repeint une partie de l’édifice frontalier pour le faire disparaître dans le paysage.

Le projet consiste dans l’effacement symbolique d’une barrière physique qui existe depuis trop longtemps, sépare les familles et cause la misère généralisée.

Une partie de la barrière frontalière « effacée ».

Et hop, pour finir cet article sur le recyclage et re-design des barrières, la vidéo qui documente la création de l’échelle de monsieur Jarrar : Khaled’s Ladder, une invitation à sauter les murs, ne serait-ce que dans sa tête !

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Un vieux panneau d’aéroport recyclé en tableau derrière le comptoir d’un restaurant

Un panneau d’aéroport recyclé, c’est forcément le design qui prend son envol. Tel a du être l’inspiration derrière le recyclage de ce vieux panneau d’aéroport avec sa typo industrielle et son bruit caractéristique de feuilles tombantes en cascades, lorsque l’affichage change.

panneau d'aéroport recyclé, Sihlpost, Zurich
Dans un ancien bâtiment de la Post le café Hiltl -Sihlpost à Zurich vous accueille avec panneaux d’aéroport recyclés pour afficher son menu et d’autres informations de manière très up-cycling.

Que ce soit à Orly où à Zurich, le panneau d’aéroport est tombé en désuétude. Avec ses feuilles qui tombent en cascade il représente l’époque où on vous gavait de Gin Tonic à peine monté à bord de l’avion. Mais qui nous annoncera désormais de nouveaux départs et de nouvelles arrivées avec autant de charme ?  Il est devenu un panneau d’aéroport pour la décharge. Mais heureusement dans sa vie antérieure ce panneau a fait rêver de lointains ailleurs et de vols nocturnes. Si bien que et quoique remplacé par un dispositif en LED à l’aéroport, il est devenu un panneau d’aéroport recyclé en tableau de restaurant.

L’agence Vierkant récupère des vieux panneaux d’aéroport pour les transformer en tableau de bar derrière le comptoir d’un café à Zurich.

Bangkok, Milan, Bruxelles, Berlin, Londres ou Café, Pastrami, Bagel, Salade Waldorf et Cheesecake, il faut choisir. Pourquoi ne pas choisir les calories, plutôt que le CO² ?

Un avantage pour l’équipe du café aussi : au lieu d’effacer péniblement le tableau noir avec une éponge, il suffit tout simplement de faire planter l’ordinateur qui pilote ce petit bijou de recyclage. D’ailleurs, sur leur site l’agence qui se situe à Essen en Allemagne, explique comment ils s’y sont pris pour récupérer le panneau. Puis comment ils ont complètement remis le système d’affichage à jour pour pouvoir le piloter avec des ordinateurs datant d’après 1970. Aaah Orly, un dimanche sous la pluie, laisse-moi te recycler…

panneau d'aéroport recyclé dans un bar

Détail intéressant : non seulement et pour notre grand plaisir, les panneaux ont été sauvés de la décharge, mais une fois recyclés ces panneaux ne consomment qu’une fraction de l’énergie d’un panneau LCD comparable. C’est plutôt en harmonie avec l’esprit du lieu qui propose essentiellement des plats bios et végétariens .

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Sacs fabriqués à partir de chutes de cuirs habituellement jetées

Recycler c’est bien, certes, mais ne pas jeter , c’est encore mieux !

Quand on tue une poule ou un cochon ou une vache pour les manger (ce qui consiste déjà en soi en une activité qui n’est pas au goût de tout le monde, et pour pas mal de raisons) la moindre des choses c’est de tout bouffer et de ne pas jeter la moitié sous prétexte que c’est dégueu. En ce sens : vive les tripes, les têtes de veau, les cervelles d’agneaux, les oreilles de cochons et j’en passe…

 Un travail  de Victoria Ledig : des sacs et accessoires en chutes de cuir ou de peaux, qui normalement sont jetées à la poubelle.

Most leather is processed to the point of becoming unrecognizable as what it is and this contributes to a general attitude, which I chose to question in this project. This collection of bags aims to reconnect with the material’s origin and natural beauty.

I took those body parts not normally used in leather goods, as the cow’s head, tail or lower leg and turned them into leather, highlighting their natural forms and textures. These parts would normally be discarded within the process or be processed further into an unrecognizable animal ingredient.

via : nerdcore



Une table de conférence créée à partir d’une turbine de Boeing-747 recyclée

Il arrive parfois dans la vie, qu’on se retrouve avec une turbine d’avion à recycler dans son garage et on se demande alors, mais que faire de cet engin aéronautique ?
Alors après quelques réflexions et quelques fausses pistes : Carrousel en turbine recyclée ? Trop dangereux ! Hachoir de cuisine ? Trop efficace !

Quoi de mieux qu’une table de conférence faite à partir d’une turbine de Boeing-747 recyclée pour mettre un peu de piment dans vos réunions ?
On s’attend tout de suite à voir Dr. No s’asseoir et prendre le pouvoir du monde ou à voir le Docteur Folamour prendre place à la table.

De manière plus réaliste on peut s’attendre à des discussions animées autour de la table recyclée :

 – Messieurs, cette réunion tourne en rond !

– C’est parce que vous brassez du vent !

– Mesdames, Messieurs, les chiffres sont en chute libre !

via : motoart

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Des légumes recyclés à l’infini

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ail-recycle

Photos therealsingapore et Minding my P’s and Q’s

A l’heure des politiques d’austérité, la débrouillardise est de mise. Alors pourquoi ne pas créer son potager chez soi, même en milieu urbain ça marche !

10 Légumes et fines herbes recyclés à l’infini à partir des restes, c’est possible : laitue, choux chinois, oignons verts, poireaux, ail, basilic, gingembre, fenouil, céleri et citronnelle.

Sur le site de Bioalaune vous trouverez le mode d’emploi pour chacun d’eux, c’est simplissime et ça consiste la plupart du temps à laisser tremper le reste de légume dans l’eau ou dans la terre. Ça ne vous rappelle pas vos expériences d’enfants ?

 

 

Un ukulele transformé en lance-flammes

ukulele-lance-flammes

Caleb Kraft du magazine Make a eu envie d’avoir une guitare lance-flammes comme celle du Doof Warrior dans Mad Max. Pour que ce soit un peu moins dangereux, il a choisi d’utiliser un ukulele, ce qui bien sûr n’est pas pour nous déplaire.

Pour en savoir plus ou fabriquer vous-même un ukulele lance-flammes, voici les instructions détaillées.

Merci à Victor pour le lien.